Villa Magalean © les Collectionneurs

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Tout l’esprit néo-basque d’une villa de Fontarrabie

Témoignage d’un passé historique, la Villa Magalean fait partie des villas néo-basques de cette cité médiévale du Pays basque espagnol. Elle a retrouvé tout son lustre pour accueillir les voyageurs …

Typique du quartier historique qui ceinture la cathédrale, la Villa Magalean est l’une de ces demeures bourgeoises à l’architecture néo-basque des années 1950. Par chance, elle est à vendre en 2013, quand Caroline Brousse et son mari, originaires du Sud-Ouest, cherchent à concrétiser un projet commun autour de ce qui, entre autres, les unit : l’art de vivre. Deux ans de travaux, jusqu’à l’ouverture à la mi-juin 2017, ressuscitent l’âge d’or de cette ancienne maison de famille, cerclée d’une jolie terrasse. Un sacerdoce pour ces deux férus de décoration, qui tiennent à réaliser une rénovation dans les règles de l’art… En déposant et retapissant pierre par pierre tous les murs de la maison. En gagnant de la hauteur de plafond pour installer des poutres sculptées, chinées dans le sud de l’Espagne et redonner ainsi tout son lustre au toit typique de ceux, spectaculaires, qui caractérisent l’architecture locale.

Détail tête de lit coussin bleu gris blanc et suspension colorée

Villa Magalean © les Collectionneurs

grand salon cheminée blanche, canapé gris, lustre coloré et meubles design

Villa Magalean © les Collectionneurs

Tout a été redessiné pour imaginer un hôtel intimiste, aux codes fidèles à l’héritage néo-basque : moulures, parquet en point de Hongrie, balustrade Art déco et immense verrière refaite à neuf par une artiste locale — Vanessa Dazelle, troisième génération d’une famille d’artisans vitraillistes, et qui vient rendre hommage aux pêcheurs de Fontarrabie. Un peu partout, les clins d’œil rappellent le travail de mémoire, comme ce coffre typiquement espagnol dans l’entrée — un bargueno, qui servait à transporter autrefois les papiers secrets et les bijoux, une chistera (indispensable pour jouer à la pelote basque), une maquila — ce bâton de berger à la pointe acérée typique du Pays basque — et des sculptures et peintures signées de l’artiste de San Sebastian, lfiigo Manterola. Si le mobilier est plus contemporain, Caroline a privilégié des designers qui réinventent les codes du passé et des maisons de design avec des grandes histoires.

Comme la maison hollandaise, Eichholtz, qui revisite l’Art déco ; la maison danoise Sika qui, depuis trois générations, travaille le rotin. Une maison au fonctionnement « continu »… parce que le luxe d’être comme chez soi, c’est de pouvoir descendre grignoter en pleine nuit, choisir dans la bibliothèque une bande dessinée, une littérature espagnole ou un grand classique français et remonter dans la chambre avec. Commander tardivement une plancha et un verre de Rioja au restaurant en parcourant la bibliothèque gastronomique, ou jouer du piano à tout moment dans le coin lounge, c’est cela vivre à l’heure espagnole… Profiter de tout le raffinement d’un service hôtelier de haute volée avec la décontraction d’une maison particulière.

escalier blanc, rembarre fer forgé noir et vitraux aux murs

Villa Magalean © les Collectionneurs

Tête de lit suspension boule et linge de lit rose, prune et blanc

Villa Magalean © les Collectionneurs

Photo détail coffret dorée derrière porte en bois massif

Villa Magalean © les Collectionneurs

Les chambres ? Toutes personnalisées pour que chaque « voyage » soit différent. Ambiance maritime dans la chambre Belharra faisant référence à cette vague mythique de la côte basque. Montagneuse dans la chambre Pefias de Haga qui, elle, regarde les monts des Trois Couronnes et s’offre les couleurs orangées et les motifs amérindiens des tissus Missoni. Les autres ? Art déco ou inspirées des grandes expéditions au départ de Pasajes et de Getaria vers l’Amérique latine.

Caroline n’a rien oublié de l’histoire de cette cité médiévale et prend la croisée des héritages comme une richesse. Même logique pour le spa et le choix de l’expertise des Cinq Mondes, qui puise dans les rituels ancestraux des différents continents. L’ADN multiple de cette station du Pays basque espagnol suscite aujourd’hui la curiosité d’épicuriens internationaux. Le chef de la Villa Magalean, Juan Carlos Ferrando, argentin et formé dans la Rioja, a d’ailleurs pu prendre toute son ampleur en tirant un trait d’union entre la découverte des terroirs vinicoles français et espagnols (menu mets et vins, dégustations) et la gastronomie régionale très marquée.

Hôtel et restaurant

Villa Magalean

Calle Nafarroa Behera 2
20280, Hondarribia

« S'échapper dans une villa néo-basque des années 50 où le design est roi pour respirer et s'émerveiller. »

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