Bistrot de Lyon

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Découvrir la gastronomie lyonnaise en 3 adresses

Avec plus de mille tables d’hôtes, Lyon possède l’une des plus grandes concentrations de restaurants par habitant en France. Depuis le XXe siècle, la ville incarne une cuisine sans artifice et généreuse, distillée dans les plats typiques, comme le tablier de sapeur, le mâchon ou les grattons. Dans les années 1930, on disait de Lyon qu’elle était la « capitale mondiale de la gastronomie ». Les grands noms des métiers de bouche ont depuis su porter cet héritage d’une tradition culinaire de qualité. Prendre le temps de s’asseoir à la table d’un restaurant à Lyon, c’est plonger dans une épopée gastronomique le temps d’un plaisir simple.

Découvrir une institution de la gastronomie lyonnaise

Aux pieds des pentes de la Croix-Rousse, la rue Royale est célèbre pour ses nombreuses traboules, ces passages qui permettent de passer d’une rue à l’autre. C’est au numéro 12 de cette rue qu’Eugénie Brazier ouvre un bouchon lyonnais typique en 1921. À cette époque, dans la capitale des Gaules, beaucoup de restaurants étaient tenus par des femmes, surnommées « les mères ». Très vite, cette nouvelle adresse se fait connaître par bouche-à-oreille. En 1933, Eugénie Brazier, auprès de qui Paul Bocuse fera son apprentissage, fait partie de la première promotion de grand chef cuisinier à obtenir trois étoiles au Guide Michelin.

Salle de restaurant avec deux tables dressées face à deux grandes fenêtres

Salle du restaurant de la Mère Brazier

 

Aujourd’hui, la Mère Brazier est restée une institution, gérée sous la houlette du chef doublement étoilé Mathieu Viannay. Lorsqu’il reprend le restaurant en 2008, le restaurateur prend soin de conserver l’esprit des lieux, de la carte jusqu’au décor, avec ces boiseries et ces faïences d’époque. Au menu, les grands classiques sont à l’honneur. L’emblématique poularde de Bresse demi-deuil de la première propriétaire côtoie le pain de brochet croustillant aux écrevisses sauce Nantua et la pomme de ris de veau rôtie avec son jus à l’anguille fumée. Mais Mathieu Viannay glisse dans ces recettes de délicates touches des tendances culinaires du moment. Côté cave, Denis Verneau, meilleur sommelier de France en 2015, jongle parmi mille références.

Chef en veste de cuisinier avec col bleu blanc rouge, dans sa cuisine finalisant une assiette

Mathieu Viannay, chef de La Mère Brazier

Cultiver le plaisir et l’art de vivre

En retrait du quai des Célestins et près du marché prisé Saint-Antoine, la rue Mercière a longtemps souffert de sa notoriété de quartier malfamé, avant que les restaurateurs lui redorent le blason. Aujourd’hui, elle est un passage obligé pour qui voudrait découvrir Lyon et sa gastronomie. À l’angle de la rue de La Monnaie se dresse Le Bistro de Lyon.

Ancienne caisse enregistreuse en bois

Bistrot de Lyon © Olivier Guerrin

Salle de restaurant bistro, carrelage noir et blanc, îlot central, peinture au plafond, serveur en tablier et meuble en bois

Salle de restaurant du Bistrot de Lyon © Olivier Guerrin

Avec son décor chargé, ses tables en marbre et ses chaises en bois qui occupent la grande salle, la brasserie fondée en 1896 et reprise en 1974 par Jean-Paul Lacombe, a gardé cet esprit Belle Époque. Jusque tard le soir, les Lyonnais aiment déguster les recettes généreuses et sincères typiques des bistrots. Du pâté en croûte maison, aux quenelles de brochet en passant par le Saint-cochon du Bistrot, un assortiment d’andouillette, boudin noir et travers, c’est toute la cuisine lyonnaise qui se redécouvre dans un décor 1900. Si l’été, la terrasse de la ruelle piétonne est agréable, l’hiver, les huîtres invitent les passants à pousser la porte.

Un repas intimiste à Lyon

Sur la rive est du Rhône, près de la gare de Lyon Part-Dieu, le restaurant L’Alexandrin au 83 rue Moncey, dessine un univers contemporain et intimiste. Le chef Laurent Rigal y opère depuis longtemps en cuisine. racheta le restaurant en 2007 avant d’obtenir l’année suivante une première étoile.

Chef en veste de cuisinier noir, portrait américain

Laurent Rigal, Chef propriétaire du restaurant L'Alexandrin

Ici, la carte propose une variation gourmande. Si le menu « esprit de Lyon » s’inspire du terroir, comme avec la volaille de Bresse aux morilles, les influences extérieures étonnantes se diffusent dans cette cuisine créative à découvrir dans un décor complice. La cuisine s’ouvre en effet désormais aux regards des hôtes, offrant le plaisir d’observer la brigade en pleine action.

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